COMPTE RENDU DU SEMINAIRE DE MISE EN PLACE DE LA RENOVATION
BTS COMMERCE INTERNATIONAL
Clichy - 13, 14 et 15 mars 2007
Richard Maniak, IGEN, Chef de Projet. Richard Maniak, Inspecteur Général, Chef du projet, ouvre officiellement le séminaire. Il salue la participation des partenaires européens et nationaux.
Il précise son objet : le lancement de la mise en place de la rénovation du BTS commerce international et annonce les objectifs et le programme du séminaire.
L’assemblée en séminaire
Ce séminaire se déroule en 5 demi-journées :
Une demi-journée d’informations générales, et d’interventions des partenaires européens et de professionnels
Trois demi-journées consacrées aux ateliers, présentant les spécificités de ce nouveau diplôme : organisation et planification des enseignements sur les deux années, stages et mission, informatique commerciale, l’évaluation (dont le contrôle en cours de formation).
La dernière demi-journée consacrée au bilan et à la présentation des projets Erasmus
Richard Maniak, IGEN, Chef du projet
Richard Maniak précise que ce BTS a été rénové en collaboration avec des professionnels, dans un cadre européen (Pays-Bas, Slovénie, Grèce, Roumanie, Espagne, Portugal, Suisse, Italie).
Les partenaires professionnels de La France sont la CGI, l’AGEFA-PME et les CCE.
Mardi après midi
Ouverture du séminaire : interventions des partenaires professionnels.
1 -Intervention de Jean-Jacques DIJOUX - Représentant de la CG-PME
M. DIJOUX, CG-PME
La CG a investi le champ professionnel pour que les formations puissent se développer. Un bon enseignement professionnel doit apporter un développement personnel et des compétences. C’est essentiel pour les entreprises, en particulier à l’international.
Le développement des PME-PMI est tourné vers le commerce international, surtout européen.
La CG a participé à l’élaboration du référentiel, avec un objectif de création d’une synergie efficace entre les jeunes et les entreprises.
L’évolution des contenus du BTS était essentielle pour répondre aux besoins du commerce, à la connaissance de l’autre et à la couverture géographique européenne.
Cette collaboration avec les professeurs et les partenaires européens vise une réussite active.
2 - Intervention d’Emmanuelle REY - représentante de la CGI
La CGI représente un France le B to B : achat, vente, acheminement de tout produit en France, Europe et dans le monde.
Elle regroupe :
56 fédérations professionnelles,
120000 entreprises de négoce, du commerce international et de gros
1 million d’emplois
19 % des exportations et 13 % d’importations
La CGI s’est inscrite dans un partenariat fort au travers d’une convention de coopération signée en 2001 ; visant la construction d’une véritable politique adaptée aux besoins de la branche :
Adaptation de plusieurs diplômes,
Facilitation des relations entre le monde de l’éducation et celui de l’entreprise.
La collaboration prend la forme de :
Une participation active dans la rédaction du référentiel des activités professionnelles
Le développement d’une ingénierie pédagogique
Une mise en place des diplômes en France et dans les autres pays :
La CGI participe au projet européen Cominter-réseau pour développer un réseau d’Etablissements et d’entreprises partenaires pour permettre de développer la mobilité des étudiants européens au sein de l’Europe, favoriser la reconnaissance mutuelle et conférer une valeur européenne du diplôme reconnue.
La CGI s’est fortement engagée car les entreprises de commerce international (import, export) ont besoin de collaborateurs dotés de compétences commerciales et de négociation à la vente et l’achat, dans la langue de leur client. Les collaborateurs doivent être capables de négocier en intégrant les dimensions interculturelles.
Ils doivent maîtriser les TIC pour intégrer les usages croissants qui en sont fait dans le champ commercial, surtout à l’international.
3 - Intervention de Jean HAPPE, CCE
Les CCE sont des professionnels des échanges commerciaux, présents dans 130 pays et 29 sections en France. Ce sont des hommes et femmes d’entreprises, nommés par décret du 1er Ministre en fonction de leurs actions passées ou actuelles à l’international. La collaboration CCE/MEN date de plus de 10 ans.
C’est un diplôme intéressant pour les PME-PMI qui n’ont pas les moyens de recruter des Bac + 5 mais nécessitent leurs compétences pour développer leur activité à l’international.
Les PME-PMI sont des réservoirs d’emplois pour nos BTS commerce international.
Cette formation est particulièrement appréciée car elle intègre les nombreuses évolutions de l’environnement au travers de la rénovation.
Les LVE, l’informatique, sont aujourd’hui indispensables pour mener une activité à l’international.
Les CCE ont participé activement en apportant le point de vue des entreprises et la réalité professionnelle. Ils s’engagent à poursuivre leur collaboration en France et à l’étranger avec les établissements de formation.
Equipe française
4 - INTERVENTION DE RICHARD MANIAK : LECTURE COMMENTÉE DU REFERENTIEL ( cf. Diaporama)
Richard Maniak remercie les partenaires professionnels qui peuvent aider à la recherche de stages.
Le contexte de la rénovation se situe à un double niveau : français et européen.
La réflexion part de l’enquête de 2003 menée auprès de :
une centaine de lycées,
300 anciens étudiants,
une centaine d’entreprises connaissant ce diplôme
Critiques de la formation actuelle :
de la part des étudiants :
o l’informatique : connaissances très différentes des besoins, attente d’un degré de performances auquel ils ne sont pas préparés.
o Langues vivantes : niveau correct mais difficultés en situation professionnelle (langue académique, pas assez professionnelle) ; manque de réactivité, manque de vocabulaire pour faire face aux besoins de communication, de la vente au plan international.
Entreprises : besoin de techniques pour l’achat, de négociation.
Pour la recherche des stages à l’étranger, l’objectif est de trouver une entreprise d’accueil de qualité et adaptée à la formation.
Points de progrès :
améliorer la mise en place des partenariats avec les entreprises, en particulier à l’étranger
faire le lien entre les stages à l’étranger et l’acquisition des compétences
assurer la transparence des diplômes au niveau européen.
Objectif de la rénovation : favoriser la mobilité européenne grâce à un réseau de partenaires présentant une qualité de formation et le système des ECVET.
Le projet a été initié avec des pays européens partenaires, mais il existe des discussions avec la Belgique, le Luxembourg, la Hongrie, la Suède, la Lituanie.
Un grand regret : que l’Allemagne (intéressée par une démarche de comparaison et construction de passerelles) et le Royaume-Uni n’y participent pas directement.
Point de départ du projet :
une liste de métiers, avec un profil de poste à l’embauche et les évolutions de carrière
pour ces métiers, une démarche d’observation des salariés pour dégager les 5 grandes catégories d’activités professionnelles (marketing pour la collecte et l’étude d’informations pour la prise de décision, vente à l’export, appui à l’achat à l’import, coordination des services support à l’import et à l’export, travail dans un contexte interculturel)
le découpage des activités en tâches, précisant les compétences et attitudes professionnelles, les ressources.
L’évaluation des compétences pour s’assurer de leur maîtrise.
5 unités de certification divisées en 11 sous-unités (blocs de compétences) avec des équivalences européennes.
Dans de nombreux pays, on accorde une importance aux connaissances mais aussi aux comportements professionnels qui sont évalués. Ce sont les points distinctifs des professionnels par rapport aux étudiants.
Le référentiel français de certification est totalement compatible avec les systèmes européens de formation avec une particularité : les savoirs associés. Avant, on pouvait évaluer plusieurs éléments dans plusieurs épreuves. Aujourd’hui, on respecte la correspondance blocs d’enseignements/unités. Les compétences sont évaluées une seule fois, dans chaque unité.
6 épreuves dont 4 en CCF :
Expression française
Langues vivantes étrangères (LVE) : une partie du programme de LVE concerne des situations professionnelles et une autre est centrée sur la culture régionale (aspects culturels et interculturels). Le programme est en cours de rédaction.
Environnement économique et juridique : le programme est en cours de rénovation pour tous les BTS
Etudes et veille commerciales
Vente à l’export
Gestion des opérations import/export
Justification de la division en sous-épreuves :
nécessité de trouver des mailles d’épreuves pour aider à la mobilité,
organisation de la VAE : évaluation de blocs de compétences pas trop importants pour les salariés,
le contrôle en cours de formation (CCF) permet la validation progressive module par module, unité par unité, au plus près de la formation.
Savoirs associés :
quasi-identiques pour le marketing, le droit spécifique au CI, les techniques de CI
d’autres sont nouveaux : géopolitique, marketing achat...
assez proches de l’ancien programme mais nouveaux dans les formes d’enseignement : informatique commerciale et négociation
Périodes de formation en milieu professionnel : Stages et missions de prospection export
On utilise les stages et les missions pour développer et évaluer des compétences professionnelles liées à la prospection à l’étranger.
Les horaires : cours en classe entière et cours dédoublés. Gestion des ressources par le professeur seul ou en collaboration avec un autre professeur (co-enseignement).
Dispositif national d’accompagnement :
En informatique, négociation vente, interculturel :
formation de formateurs au plan national pour animer des formations au plan inter-académique : 8 formateurs inter académiques qui vont commencer leurs formations d’ici juin 2007 pour intervenir devant un public inter-académique.
séminaire national : fin novembre, réunion de professeurs d’éco-gestion et de LVE
stages CERPET pour les professeurs d’éco-gestion et de LVE : stages en entreprises sur l’ensemble de l’Europe financés par l’Europe
stages de LVE : succès des stages à Paris, poursuite de cette action lors des années prochaines mais au niveau académique
séminaire européen dans le cadre d’Erasmus
5 - INTERVENTIONS DE NOS PARTENAIRES EUROPEENS
Partenaires européens
Chaque partenaire présente succinctement son système d’éducation, l’intégration possible du BTS commerce international rénové et leurs projets de mise en place du diplôme.
Vana Kanellopoulou - Grèce
L’OEEK est relié au MEN grec et est responsable des formations en Grèce qui regroupent 120 instituts.
Il développe des activités de diffusion des informations avec des conférences sur Europass et les ECVET dans le but d’accroître les mobilités en Europe. La Grèce va utiliser les compétences liées à Cominter et promouvoir ce projet auprès des jeunes étudiants
En Octobre prochain, démarrent 5 sections de BTS CI - Information de directeurs d’Etablissements de formation sur les opportunités d’application de ce profil professionnel pour toute la Grèce.
Le diplôme est inclus dans la liste officielle des qualifications en Grèce, avec 12 unités et représentant 240 points de crédit.
Problème : système éducatif centralisé, pas d’autonomie. Les formations auront lieu dans
des entreprises qui ne sont pas impliquées, car les périodes de stage en Grèce ne sont pas obligatoires. Pour favoriser la mobilité, l’OEEK va rechercher des entreprises.
Ce nouveau diplôme va enrichir le système grec de formation.
Rob Van Wezel - Pays-Bas
Présentation du système VET hollandais.
3 acteurs sont impliqués :
KC handel : fédération professionnelle dans le secteur du commerce ; son rôle est de conseiller et accompagner les parcours professionnels.
Entreprises
Centres de formations
Mr Van Wezel présente le système de formation professionnelle ; le BTS CI vient en niveau 4, le plus élevé.
Il n’est pas possible de le mettre en œuvre maintenant car il faut l’intégrer au système de formation néerlandais et faire valider le profil professionnel en termes de compétences professionnelles et d’activités. Cet objectif devrait être réalisé en 2008-2009.
Gabriella CIOBANU - Ministère roumain de l’EN
Développement de l’enseignement professionnel et technique
Présentation du système roumain d’enseignement et de formation professionnelle. Les études supérieures durent 3 ou 4-5 ans après le bac.
La Roumanie souhaite développer de nouvelles qualifications
Le BTS CI est une nouvelle formation, de niveau 3, comprenant 22 unités.
Mise en place d’une section de BTS CI en 2007 avec des actions d’accompagnement :
Formation pour les professeurs dès le 2è trimestre 2007,
aide des entreprises françaises pour la recherche de stages,
partenariats pour la mobilité entre les centres de formation français et roumains
fourniture par la France de matériel pédagogique
Rosa MOLINA - Ministère Espagnol de l’EN - Enseignement Technique
Présentation du système espagnol de formation professionnelle
Rénovation de leur système de formation en octobre 2006
Mise en place prochaine du BTS CI rénové en Espagne.
Slovénie - CCI
La Slovénie est en train de rénover son système de formation professionnelle. Il faut instaurer des règles de certification et d’évaluation
BTS CI : diplôme de niveau 3 ; il sera mis en œuvre prochainement en Slovénie.
Cristina DIMAS - CECOA - Portugal
Centre de Formation spécialisé dans le commerce relié au Ministère portugais du Travail
Création des qualifications à la demande des partenaires sociaux et du Ministère
Diplôme de niveau 4 « Diplôme de technologie spécialisé »
Une formation va être créée à Lisbonne. |